Union Sportive Athlétique de CONDAT

Interview de Jean-Claude BEAUVIEUX, Président d'honneur de l'USAC
SAISON 2007-2008


Si vous deviez nous donner le CV de votre action associative, que diriez-vous ?
Mon CV au niveau de mon (ou de mes) action associative en général, ce serait un peu trop long à écrire, mais au niveau de l’U.S.AC., il est très classique. Comme beaucoup de papas « footeux » en amenant mon fils au terrain des Ecoles en Septembre 1974, il était « pupille » (benjamin actuel). Les responsables du moment, Dédé GAGNADRE  notamment , m’ont demandé si je pouvais accompagner le groupe Benjamins III. Pourquoi pas. Pour cela il fallait une licence dirigeant (pour l’assurance déplacement). D’accord. A ce moment-là, je ne pensais pas en prendre pour 30 ans et plus ! Entré au bureau en 1978 (Président G. RICQ), « promu » secrétaire en 1981, poste où l’on apprend beaucoup de choses, on lie pas mal de connaissances dans le monde du football et en 1989 quand Marc DALLEZ a arrêté la Présidence, c’était au secrétaire le mieux à même de prendre la suite et ce jusqu’en 1998 où le secrétaire des années précédentes Dominique GIRY a bien voulu accepter le poste de Président , moi-même remplissant les fonctions de secrétaire mais avec un secrétariat plus ou moins éclaté avec des responsables de secteur, véritables secrétaires de leur secteur. Organisation bien finalisée par le Président actuel, Alain LASCAUX avec un secrétaire général pour toutes les affaires générales et relationnelles District Ligue et des secrétaires animateurs de secteurs (Finances, Matériel, Equipements, Encadrement CAE correspondant, Tournois, Festivités Publicité, Sponsoring, etc… ) mais toujours en phase avec le Président , le Secrétaire Général, la Trésorière. Autrement dit, ce sont 30 années de construction auxquelles j’ai apporté ma pierre tout comme l’ont fait les dizaines et dizaines de responsables que j’ai côtoyé et qui sont devenus mes amis.
 
Avez-vous ressenti un moment de lassitude dans votre action ?
Non pas véritablement, des moments de colère oui. Des nuits où le sommeil ne vient pas c’est sûr mais un ensemble de dirigeants c’est une équipe. Il y a toujours eu à l’U.S.A.C. l’un ou les autres pour aider le « lassé » et c’est toujours reparti pour un tour.
 
Trouvez-vous un changement de mentalité dans la vie associative par rapport à vos débuts ?
A l’U.S.A.C pas tellement. La plupart des dirigeants ont 15 ou 20 ans de présence , les arrivés plus récentes sont formidables mais ce n’est pas le cas partout. Les responsables de trop nombreux clubs changent tous les 2 ou 3 ans alors quelle vie associative efficace peut-il y avoir? Et malheureusement plus ça va aller plus ça va se dégrader ou se modifier si c’est possible. Les jeunes générations sont trop stressées par les problèmes de boulot, les inquiétudes du lendemain , il faut toujours faire plus vite, plus loin… La vie associative, bénévole, sera sans doute de plus en plus difficile. 

Avez-vous des regrets par rapport à votre vie associative ?
Non. J’ai sûrement commis des erreurs, mais c’est bien involontairement. Personne ne peut tout réussir.
 
Considérez-vous que les clubs de football ont plus de moyens financiers ou autres par rapport à avant ?
La vie associative a pris une place énorme dans toutes les communes pour les petits comme pour les grands, alors les subventions ont augmenté mais pas toujours suffisamment. Il ya les communes riches (en entreprises) et puis les petites communes qui n’ont pas les mêmes rentrées. Tout le monde n’est pas sur le même pied d’égalité. Condat ne sera jamais Feytiat ou Couzeix sur ce plan.
 
Vous qui avez été Président, pensez-vous qu’il valait mieux être Président à votre époque ou maintenant ?
Sûrement. Tout se complique de plus en plus. Ce n’était pas forcément facile il y a vingt ans. Mais moi j’ai eu une énorme chance car lorsqu’il vous arrive au Club en 2 saisons (89-91) des Dominique GIRY suivi de son frère Yves, Christian TREBUCHAIRE , Jean-Luc DUTHEIL, Dominique DELAITRE, Daniel PAROT et autres tant aux affaires qu’à la tête des équipes jeunes, s’ajoutant aux plus anciens Jean-Pierre MANAUD, Alain LASCAUX, André et Bernard DROUILLAS , Jean-Pierre FAURE , il n’était pas difficile d’être « Président ».
 
L’arbitrage, c’est votre « dada » ; simple question, pourquoi ?
Ce n’est pas mon dada, c’est d’abord une obligation pour tout club sinon amende. Il n’y aura jamais de match sérieux sans arbitre neutre et normalement intelligent alors il faut les trouver , les garder et les encourager à être toujours meilleurs. Pour cela il faut les suivre sur les terrains (voir les y amener) au moins lorsqu’ils débutent. Ces jeunes arbitres ne doivent pas être seuls en terrain inconnu face à deux équipes, 2 stafs, 2 groupes de parents qui souvent ne voient pas plus loin que le bout des pieds de leurs joueurs ou de leur(s) enfant(s) et qui trouvent plus facile de gueuler après l’arbitre ; la présence d’un adulte ami réconforte le jeune arbitre et souvent fait arrêter tout excès car cet adulte peut témoigner.
Après l’obligation Club pour moi, c’est un double plaisir. D’une part parce que nos 4 arbitres sont très bons et reconnus très bons voir excellents sur tous leurs contrôles officiels. D’autre part, cela me fait une excuse morale pour ne pas trop être à Condat les dimanches où les points pris le sont souvent pendant les arrêts de jeu. Le stress m’achèverait avant la fin de la saison……..
 
Gardez-vous un souvenir ou des souvenirs forts dans le Club de Condat ?
Des souvenirs forts ? Beaucoup. Le soir du 05/05/96 dernière journée du championnat et accès à la PL pour la 1ère  fois, le 03/05/98 la participation à la finale de la Coupe de la Haute-Vienne (perdue contre l’ USSEC D.H. 2-1 après prolongation) mais aussi le 24/05/90 le plaisir de jouer la finale de la Coupe Féminine du Centre-Ouest à CIVRAY contre la Nationale 1 de SOYAUX même défaite 7-1. Les filles étaient tellement contentes d’avoir été jusque là….. un bon souvenir , n’est ce pas Jean-Pierre ! 
 
Récemment, un terrain a été inauguré à votre nom. Qu’est-ce que cela vous a fait ?
J’ai eu quelques médailles mais elles s’oublient très vite. Par contre, lorsqu’on m’a demandé de donner mon nom pour le nouveau stade, alors là c’est autre chose, j’ai été très surpris car il y avait bien d’autres noms possibles , mais finalement très heureux.
 
Que souhaitez-vous pour l’U.S.A.C ?
Je souhaite qu’à l’U.S.A.C reste la bonne ambiance que j’y ai toujours connue et que l’on pratique le football pour le plaisir en respectant les contraintes nécessaires à la réussite. Retour de toutes les équipes jeunes en ligue et les seniors un cran au-dessus ne serait pas pour me déplaire bien au contraire.